musescore et l'école de musique

• 29 Sept. 2016 - 15:09

Bonjour à tous les utilisateurs de musescore,

Utilisateur de la première heure de Finale, j’ai découvert musescore dans le cadre de mon activité d’enseignement tout simplement parce qu’il est gratuit et donc facile de le conseiller aux élèves (dans le strict respect des droits d’auteur s’entend).
J’utilise donc aujourd’hui Finale pour mes besoins personnels et depuis 4 ans musescore pour mes élèves (classes de guitare classique), à qui je fournis le pdf des partitions pour impression et le fichier mscz pour qu’ils puissent le personnaliser, ce qui est extrêmement utile, de même que de pouvoir écouter la pièce (enfin, le midi au carré) pour s’en faire une idée générale.
Un outil puissant (à l’ergonomie parfois déroutante cependant), extrêmement précieux sur le plan pédagogique et que j’encourage tous les profs de conservatoire à utiliser.
Quelques remarques et suggestions d’utilisation dans le cadre de l’enseignement :
Cas d’une pièce pour instrument seul :
Le fichier mscz permet à l’élève d’écouter la pièce et d’y faire figurer des doigtés personnalisés ce qui n’est pas négligeable et constitue une aide réelle à son travail personnel.
Cas d’une pièce d’ensemble :
C’est le cas où le logiciel s’avère le plus utile. Il permet en effet de se faire une idée de l’ensemble à travers le conducteur comprenant tous les instruments, de faire ressortir sa partie dans le mélangeur pour se situer dans l’ensemble, ce qui fait gagner un temps de répétition considérable.
L’élève peut extraire et imprimer sa partition individuelle pour ne pas se retrouver à la lecture avec 20 pages qui ne tiennent pas sur son pupitre.
Suggestions aux développeurs :
Pourquoi ne jamais avoir envisagé une utilisation éducative de musescore, comme l’avait fait en son temps Steinberg avec son Cubase light (payant)?
Partant du principe que les besoins de celui qui saisit une partition ne sont évidemment pas les mêmes que ceux de l’élève, pourquoi ne pas envisager une version light « élève » uniquement pourvue des fonctions essentielles à la personnalisation d’une partition déjà saisie ?
Dans le cadre de l’utilisation décrite plus haut, 90 % au moins des fonctions sont inutiles et encombrent l’ergonomie du logiciel, surtout pour un enfant.
Les écoles de musique et les conservatoires ne vous connaissent pas, en raison de cette inadaptation. Quel dommage !
Une telle version serait d’une grande utilité et largement utilisée puisque que chaque professeur est prescripteur de plusieurs dizaines d’utilisateurs potentiels par an…


Commentaires

"Partant du principe que les besoins de celui qui saisit une partition ne sont évidemment pas les mêmes que ceux de l’élève, pourquoi ne pas envisager une version light « élève » uniquement pourvue des fonctions essentielles à la personnalisation d’une partition déjà saisie ?[...] Dans le cadre de l’utilisation décrite plus haut, 90 % au moins des fonctions sont inutiles et encombrent l’ergonomie du logiciel, surtout pour un enfant."

Mais c'est exactement dans cet esprit que MuseScore propose trois espaces de travail, non?
L'Espace de travail "de Base" suffira aux plus jeunes sans nul doute, et l'Espace de travail "Avancé" permettra d'accéder aux doigtés si besoin, et autres "suppléments".
Ensuite, la manip. pour créer un "Espace de travail personnalisé" tombe moins sous les mains (et la capacité d'éditer les palettes encore moins... il faut être déjà un utilisateur relativement averti pour ce faire).
Donc, à vrai dire, je ne vois pas vraiment où est le souci.

"Les écoles de musique et les conservatoires ne vous connaissent pas, en raison de cette inadaptation. Quel dommage !"
Là encore, l'argumentaire ne me paraît pas convaincant.

1)" les écoles de musique et les conservatoires ne vous connaissent pas. " Ah bon?! D'où tenez-vous cette "généralisation"? Je peux vous dire que là où j'enseigne, en région nantaise, on connait MuseScore! Tant et si bien que depuis deux ou trois ans, des formations à destination des enseignants directeurs musiciens sont proposées par une émanation du Conseil Général de Loire-Atlantique, où MuseScore a fait son entrée à part entière parmi les pratiques pédagogiques.
Et des collègues qui laissent tomber Finale et Sibelius pour adopter MuseScore, j'en connais... et pas qu'un!

2) " Ne vous connaissent pas, en raison de cette inadaptation"

En raison de cette inadaption? Je vois mal le lien de cause à effet, et ne suis toujours pas convaincu. Comme dit, restez en configuration "De base", et MuseScore n'aura vraiment rien d'un logiciel compliqué pour un enfant.
J'ai fait plusieurs ateliers dans mon école de musique. Je n'ai jamais vu un élève, même tout jeune, être rebuté par MuseScore. Bien au contraire, ils en redemandent!
L'an dernier, j'avais des petits bouts de 8 ans... Je laissais volontairement mon ordi portable ouvert sur MuseScore. Dans l'attente de leur cours de guitare, par exemple, ils ne manquaient pas de venir tester MuseScore (à leur manière... et à coeur joie) en tapant des notes plus au moins au hasard, et en écoutant ensuite le résultat... avec quelques fous rires, ou rires de satisfaction tout simplement à la clé...!
Et donc cette "inadaptation" que vous évoquez, et selon ma propre expérience, ne tient pas.

NB: "Un outil puissant (à l’ergonomie parfois déroutante cependant)" ... vraiment, j'ai dû me pincer pour me persuader que vous parliez bien de MuseScore, et non pas de Finale! C'est un peu le monde à l'envers, je vous l'avoue.
Bon, en résumé, ma première impression, à la suite de ce fil, est que vous êtes habitué à Finale, que c'est votre logiciel préféré (pourquoi pas, après tout). En contrepartie, il semblerait que votre connaissance de MuseScore est moindre probablement, en tout cas, à ce stade de votre expérience (pas de souci, c'est normal, être très à l'aise avec un logiciel, c'est déjà beaucoup...), et que vous ne soupçonnez probablement pas toutes les possibilités qu'offre MuseScore, entre autres sur le plan de ses diverses configurations, comme dit initialement.

En réponse à par cadiz1

Bonsoir,

J'ai eu le même cheminement : Finale puis Sibelius pour mes activités professionnelles, et musescore pour la pédagogie (pour les mêmes raisons). À la longue, en utilisant ces logiciels au quotidien plusieurs heures par jour, je perdais du temps en passant de l'un à l'autre : raccourcis clavier, habitudes et réflexes. Si bien que j'ai fait le choix d'utiliser musescore exclusivement, et j'en suis ravi !

Concernant l'utilisation pédagogique, en effet musescore est un outil sublime !! Il est vrai qu'un élève, a fortiori petit, n'a pas besoin de toute l'interface et de toutes les fonctionnalités. C'est pourquoi, en attendant d'avoir le temps et le courage de tenter de compiler une version "éducative" de musescore, je fonctionne de la manière suivante : les élèves disposent d'une clé USB sur laquelle j'installe musescore portable et que je configure spécialement pour eux. La configuration consiste à définir les fenêtres qui s'affiche au démarrage comme la fenêtre de lecture, à supprimer les éléments que j'estime inutiles la plupart du temps pour eux (palettes, inspecteur, navigateur et même pour les plus jeunes d'entre eux la barre d'outils de saisie des notes). Ensuite j'ajoute au fur et à mesure des cours les fichiers sur leur clé pour qu'ils puissent y accéder facilement.
Par ailleurs, j'essaie de développer mes propres plugins "éducatif", mais c'est encore loin d'être au point donc j'attendrai pour développer cet aspect là...

Concernant le milieu des conservatoires école de musique, je rejoins mon colistier ci-dessus, en ne partageant pas votre point de vue. De jour en jour, musescore prend place dans ces institutions, c'est vrai lentement mais n'oubliions pas qu'il arrive bien longtemps après les poids-lourds comme finale par exemple. Il y a donc une grande marge de progression mais la machine est en route ! Il est vrai que de plus en plus de structures, petites ou grandes, publiques ou privées, adoptent musescore. Les ateliers de découverte, stages et de plus en plus des formations dans le cadre de la formation continue des enseignants sont mises en place, il est vrai, de manière inégale en fonction des régions, mais on ne peut pas dire que musescore ne soit pas connu dans ce milieu.
D'ailleurs, n'hésitez pas à organiser vous-même des séances de découverte et de formation et à promouvoir le logiciel, les collègues sont souvent bienveillants face à de telles proportions.

Enfin, j'ai le projet de développer un espace collaboratif ou bien des publications numériques (?) visant à présenter les possibilités qu'offre le logiciel en matière d'enseignement et d'apprentissage musical. Si ce sujet vous intéresse, ce qui semble être le cas, je serai ravi d'en parler avec vous.

Merci beaucoup pour vos retours à tous les trois. Je suis un des développeurs principaux et un des membres de l'équipe de MuseScore et c'est toujours un plaisir de lire que MuseScore est utilisé dans les écoles et conservatoires de mon pays! Continuez à conseiller MuseScore, il n'y a aucune limite par rapport aux droits d'auteurs en ce qui concerne MuseScore, sa license est libre, chacun peut le distribuer librement.

L'idée principale des versions lights des logiciels propriétaires est moins la simplification que la limitation pour faire acheter les versions supérieures. Je pense que c'est un bon point pour MuseScore de proposer plus de puissance sans avoir à télécharger (ou même acheter) une autre application. Pour moi, la version courante, en particulier avec l'espace de travail basique est "éducative", mais je ne suis pas enseignant, je suis donc preneur de plus de retours sur ce qui pourrait sembler inadapté à des jeunes enfants. Dans mon esprit, l'espace de travail basique est à destination d'un enfant d'un douzaine d'années, arrangeant ou composant pour des instruments "courant" comme le piano, la flute ou le violon (la guitare étant un cas très particulier quand on parle de notation: multiple voix, tablature etc...).

Notez aussi que les applications mobiles (MuseScore songbook, pour Android et iOS) ont été développées pour les cas d'utilisation plus accès sur la pratique musicale, l'étude d'une pièce etc... Elles ne comportent pas d'outils d'édition mais permette d'écouter, de mixer, de transposer la partition et propose un métronome etc... En utilisant MuseScore.com, il devrait être facile de partager les partitions avec les élèves, par exemple dans le cadre d'un groupe privé.

Je suis aussi preneur des choses qui font que, malgré les avantages de MuseScore, on continuerait d'utiliser un autre logiciel (outre le fait de l'habitude et du répertoire existant).

Enfin, malgré la force de frappe marketing des autres logiciels, avec des centaines de milliers de téléchargement par mois, MuseScore est le logiciel le plus utilisé au monde pour créer des partitions, y compris dans l'éducation, et ce grâce à des profs passionnés comme cadiz1 ou skunt. Toutefois, je suis aussi preneur de conseil pour mieux faire connaitre MuseScore aux preneurs de décisions des écoles et conservatoires afin qu'ils dépensent mieux leur budget (c'est à dire en faisant un don à MuseScore au lieu de payer pour une mise à jour :)

En réponse à par Nicolas

Je me réjouis de constater que le Pays Nantais –dont on sait le dynamisme culturel- est en avance sur nous, pauvres Franciliens.
Hormis les quelques professeurs que j’ai pu convaincre de l’intérêt du logiciel, sa supposée popularité me laisse néanmoins perplexe, tant chez les enseignants que chez les musiciens pros. Maintenant, si nous sommes une exception géographique, tant mieux.
Sur le plan pédagogique, j’ai bien compris le principe des espaces de travail, mais il se limite à la suppression ou l’ajout de palettes, ou encore d’éléments de palettes, ce qui devient plus complexe et revient à devoir paramétrer la machine de chaque élève, dites-moi si je me trompe.
Le menu principal reste quant à lui chargé de fonctions superflues à mon sens pour l’usage évoqué et donc, la conception reste tournée vers l’édition et non vers une simple « lecture » permettant les interactions de base qu’un élève peut envisager. Ma position ne rejoint donc pas l’esprit du logiciel que vous évoquez.
Il est heureux que cette conception d’éditeur avancé existe, bien sûr. Je n’ai jamais considéré pour autant musescore rebutant, mes élèves adorent aussi, juste ils ont un peu de mal (leurs parents aussi) à s’y retrouver, c’est tout.
Je défends donc une conception tournée vers le récepteur et non l’émetteur, ce qui ferait l’objet d’une version complémentaire et distincte dont l’interface s’orienterait vers les besoins spécifiques du « lecteur ». Pas question pour autant de remettre en cause la progression actuelle de ce beau logiciel.
Sur le fond implicite de votre commentaire, mon propos n’est ni critique ni partisan, mais au contraire, tente d’être constructif : je ne préfère pas Finale à musescore, bien au contraire, mais il se trouve que Finale existait avant, et que 20 ans de fichiers .mus s’étalent sur mes disques durs… Et musescore ne sait pas les importer.
Je subis donc en quelque sorte l’hégémonie de Finale, qui, comme d’autres à l’époque, tels Quark, Microsoft ou Digidesign, n’étaient compatibles qu’avec eux-mêmes, technologies propriétaires obligent.
Je vous suis bien volontiers quant à l’ergonomie catastrophique de Finale, mais je pense également que celle de musescore est à parfaire :
Beaucoup de choses ont évolué dans le développement de ce logiciel, mais subsistent des cheminements improbables pour réaliser des opérations de base, comme en témoignent les nombreuses demandes d’aide sur ce même forum.
A titre d’exemple, est-t-il bien naturel d’aller chercher une indication de mouvement ou une valeur métronomique, paramètres essentiels, dans le menu « ajouter texte » ? Cette fonction devrait apparaître en surface comme paramètre prioritaire de la partition.
De même, modifier le nom d’un instrument relève de la gageure : la dernière MAJ nous propose par exemple guitare classique, et une foultitude d’autres guitares quelque chose qui fait perdre une mesure au début de la partition. Pour obtenir simplement « guitare », il faut passer par le clic droit de la souris, car aucun menu ne propose de modifier le nom, puis par propriétés de la portée (???) pour visualiser le nom de la partie, puis l’instrument, et enfin le nom de l’instrument pour finalement constater que seul ce dernier champ est actif à la saisie. Il me semble qu’un simple double clic sur le nom figurant en début de partition devrait permettre de modifier le texte sans avoir à entrer dans X sous-menus.
Ces exemples sont légions comme en témoignent les nombreuses questions d’utilisateurs qui ne parviennent pas seuls à résoudre des problèmes de base comme la gestion des reprises, la lecture des liaisons, les objets tantôt supprimables, tantôt non… Et bien d’autres.
Peccadilles, peut-être, mais qui multipliées, font perdre un temps précieux, voilà ce que j’appelle une ergonomie déroutante, et pour être plus précis, mal hiérarchisée quant aux besoins du copiste.
Je reste cependant optimiste et fervent défenseur de ce logiciel dont les fonctions s’améliorent au fil des mises à jour. Il serait trop long ici d’en évoquer les plus et les moins.

PS : J’ignore si les mêmes problèmes se posent sur plateforme Mac. La quasi-totalité des élèves disposant de PC, j’ai installé le soft sur un PC, bien que je ne travaille la MAO que sur Mac.

En réponse à par JJV

Bonjour,

Quelques réponses/remarques:

"j’ai bien compris le principe des espaces de travail, mais il se limite à la suppression ou l’ajout de palettes, ou encore d’éléments de palettes, ce qui devient plus complexe et revient à devoir paramétrer la machine de chaque élève"
Par défaut, lorsque vous téléchargez MuseScore, la configuration affichée est celle "de Base". En quoi serait-il complexe de ne toucher à rien? Et pour passer en configuration "Avancé", un seul clic sur un onglet suffit à basculer de l'une à l'autre.

"Je n’ai jamais considéré pour autant musescore rebutant, mes élèves adorent aussi, juste ils ont un peu de mal (leurs parents aussi) à s’y retrouver, c’est tout."
A s'y retrouver, c'est-à-dire? Précisément. Des cas concrets d'utilisation qui posent problème? Des questionnements récurrents? Dans ce cas, n'hésitez pas à les relater de façon circonstanciée sur ce forum.
Il y a des points améliorables très certainement, mais on ne peut pas davantage ignorer qu'une courbe d'apprentissage est nécessaire pour comprendre le fonctionnement d'un logiciel quel qu'il soit.
"Est-t-il bien naturel d’aller chercher une indication de mouvement ou une valeur métronomique, paramètres essentiels, dans le menu « ajouter texte » ? Cette fonction devrait apparaître en surface comme paramètre prioritaire de la partition."
Cette fonction apparaît déjà en surface comme vous dites. Au sein des autres, la palette "Tempo" (les valeurs métronomiques) a une visibilité totale (la palette "Texte", c'est autre chose). On peut aussi passer par le raccourci "Alt + T"
tempo.jpg
Et lors de la prochaine version de MuseScore, les indications de mouvement principales seront intégrées à cette palette "Tempo"
tempo 3.jpg

"Beaucoup de choses ont évolué dans le développement de ce logiciel, mais subsistent des cheminements improbables pour réaliser des opérations de base, comme en témoignent les nombreuses demandes d’aide sur ce même forum."
Là encore, ne restez pas svp dans les généralités: les "cheminements improbables": c'est-à-dire? Décrivez les choses.
Il y a des demandes d'aides sur ce forum en effet. Comme sur celui de Finale. C'est la fonction des forums, non? Et souvent, ces demandes ont plus à voir à de l'incompréhension, ou plus simplement à de la méconnaissance des fonctionnalités offertes par MuseScore, que par une gêne qui serait due à une ergonomie malhabile. Personnellement, en termes d'ergonomie, il y a un bail que j'ai fait mon choix entre MuseScore et Finale (par exemple)

"la dernière MAJ nous propose par exemple guitare classique, et une foultitude d’autres guitares quelque chose qui fait perdre une mesure au début de la partition. "
C'est confus par ici.
En effet, et là je vous rejoins, le terme à rallonge "guitare classique": je n'en suis pas fou! La version 1.3 ne l'utilisait pas. Finale offre le choix, de mémoire, tout comme Sibelius (mais on choisit "Guitare classique" et seule "Guitare" apparaît sur la partition.)
En revanche, quant à une "foultitude d'autres guitares", quel est le souci? La famille des guitares et "cousins-cousines" est considérable. Heureusement que MuseScore offre le choix des instruments au plus large panel possible d'utilisateurs, non?
Si le souci se situe au moment de la création d'une nouvelle partition, tapez seulement "guitare classique" dans la Recherche de l'assistant, et il n'y aura plus une "foultitude d'autres guitares", mais une seule.

"Pour obtenir simplement « guitare », il faut passer par le clic droit de la souris, car aucun menu ne propose de modifier le nom, puis par propriétés de la portée (???) pour visualiser le nom de la partie, puis l’instrument, et enfin le nom de l’instrument pour finalement constater que seul ce dernier champ est actif à la saisie. Il me semble qu’un simple double clic sur le nom figurant en début de partition devrait permettre de modifier le texte sans avoir à entrer dans X sous-menus."

Sibelius permet cela: éditer (double-clic) le nom de l'instrument comme du texte ordinaire. Je ne vois pas la même fonction pour Finale (que je connais moins, certes).
Sur ce point, je ne pourrai pas vous répondre de manière précise. Les choses qui paraissent évidentes ne le sont pas forcément du point de vue du codage.
Un conseil néanmoins: une fois compris comment faire (et autres personnalisations), créez un modèle, déposez-le dans le dossier des "Templates", vous pourrez le réutiliser à tout moment, et on n'en parlera plus!

"il se trouve que Finale existait avant, et que 20 ans de fichiers .mus s’étalent sur mes disques durs...Et musescore ne sait pas les importer."
Et Finale ne sait pas importer les fichiers MuseScore.
MuseScore prend en charge un certain nombre de fichiers, voir ici: https://musescore.org/fr/manuel/formats-de-fichier, dont le format MusicXml, idéal pour partager les partitions entre les différents logiciels.
Exportez vos fichiers via par ce format, et MuseScore les ouvrira.

"Ces exemples sont légion comme en témoignent les nombreuses questions d’utilisateurs qui ne parviennent pas seuls à résoudre des problèmes de base comme la gestion des reprises, la lecture des liaisons, les objets tantôt supprimables, tantôt non… Et bien d’autres."

La gestion des reprises? Pour les cas simples/courants, rien de particulier selon moi. Je ne rappelle pas d'avoir buté sur ce point à mes "débuts". Pour les chemins plus tortueux, cela se complique, en effet. J'ai eu du mal. Mais en s'y mettant, on y arrive... encore une fois, on a affaire a une courbe d'apprentissage plus ou moins ardue selon les "sections" du logiciel.
Et de plus, il y a sur ce forum un spécialiste qui vous donnera la solution à coup sûr!

"La lecture des liaisons, les objets tantôt supprimables, tantôt non... Et bien d'autres"? C'est-à-dire? Sériez vos questions, intervenez sur ce forum (en joignant la partition, c'est tout de suite plus clair et plus efficace pour l'aide), et tout le monde en bénéficiera.

En réponse à par Nicolas

Essayé sur MS 3 6d9fe79. C'est très bien, on peut même effacer complètement le nom de la portée,
ce que je fais toujours dans les partitions chorales SATB, comme c'est toujours la même présentation. Si l'affichage général pour les différents portées (nom long et court) pouvait être supprimé juste par une case à cocher dans les styles de partition cela serait encore plus facile ?

En réponse à par Melis.sa

Les développeurs ne peuvent deviner ce qui devra être modifié automatiquement au gré de chacun et à force d'ajouter un bouton pour faire ceci, un autre pour faire cela, automatiser ceci/cela selon les requêtes alors que des possibilités, sans doute moins immédiates mais toutes aussi efficaces existent, MuseScore risque de devenir une usine à gaz inutilisable.
Il serait évidemment idéal que MuseScore rédige tout seul toute la partition dès l'ouverture de session mais les outils les plus efficaces sont toujours les plus rustiques. Pour ma part je préfère l'artisanat à la production industrielle.

Cela étant dit, chacun est libre, à sa guise, évidemment, de faire une requête de fonctionnalité.

En réponse à par Miré

Je suis absolument d accord avec Miré. La transcription musicale est un art complexe et si vaste dans ses possibilités qu il convient à mon sens de laisser le transcripteur avoir la main sur des actions éventuellement detournées et néanmoins réfléchies et efficaces. L acquisition du manuel "Mastering ms" m a permis de prendre conscience de la veritable puissance du logiciel et de ses fonctionnalités cachées. Bref, il est possible de répondre à des requêtes en cherchant un peu ou en demandant. Rajouter des fonctions "de confort" ne me semble pas indispensable.

En réponse à par cadiz1

Ayant tout à fait adopté MuseScore 2.03 je transforme constamment des partitions Finale (version 2005, je n'ai pas été plus loin...) après les avoir exporté par le plugin XML. MuseScore les ouvre directement sans problème si ce n'est quand il y a des triolets (je ressaisis la mesure concernée).
Cette version de Finale ayant un plugin XML "allégé" (Dolet light , une version plus complète était payante) j'ai essayé l'importation par Finale 2005 de XML MuseScore, sans succès. Les versions plus récentes le permettent peut-être... Mais j'essaie plutôt de convertir... les utilisateurs de Finale ! Juste pour une utilisation / lecture de partitions déjà faites ils n'ont pas de mal à l'utiliser.
Il faudrait peut-être juste pouvoir verrouiller la partition à diffuser pour éviter les changements involontaires vite possibles à la souris...

En réponse à par Nicolas

Bonjour,

Les enseignants de mon conservatoire m'informe que Musescire est maintenant payant et me demande s'il serait possible d'ouvrir un compte dédié pour eux. Ils sont une vingtaine à utiliser musescore. Combien cela couterait-il svp ?

Merci, Jean Gaillard.

En réponse à par jeangaillard

Les enseignants de votre Conservatoire soit se trompent (ce qui serait étonnant) soit, plus vraisemblablement, ils (ou/et vous) font la confusion courante entre le logiciel de bureau MuseScore (qui a toujours été, et restera gratuit), et le site d'échanges de partitions (musecore.com)
Ce qui est payant désormais (sur ce site de partitions), c'est la possibilité de télécharger des partitions non libres des droits d'auteur. Pour ce faire, vous devez souscrire à un compte Pro, payant donc.
Pour les autres partitions, tombées dans le domaine public, ou des oeuvres originales dont l'auteur autorise le téléchargement, c'est toujours gratuit avec un compte de base.

Bonjour,
J'utilise musescore aussi pour les élèves, mais je ne pensais pas qu'on pouvait les imprimer.
Vous imprimez les partitions en PDF pour les élèves, et vous n'avez pas besoin de mettre des étiquettes pour les droits d'auteur ?

En réponse à par cadiz1

Bonjour,

Vous pouvez imprimer et distribuer une partition Musescore à vos élèves, bien sur. C'est même fait pour cela.

Par contre, je ne suis pas d'accord avec mon colistier sur l'emploi des vignettes SEAM. Ce point-là est intéressant à préciser (je me trompe peut-être, je ne suis pas juriste). Il est, selon moi, hors sujet d'apposer des vignettes SEAM sur une partition imprimée provenant de Musescore. Je m'explique.

La convention SEAM est conçue pour autoriser l'emploi "d'un certain nombre de photocopies" de musique imprimée : http://www.seamfrance.fr/les-conventions/ecolesconservatoires-de-musiqu…
L'objet est d'autoriser la photocopie d'œuvres éditées, en vue de compenser le manque à gagner des ayants-droits de la partition qui n'aura pas été achetée (auteurs, éditeurs).
Ainsi, une partition "gravée" dans Musescore puis imprimée n'est pas une photocopie d'un extrait d'œuvre et ne rentre pas dans le champ d'application.

Ce qui n'empêche pas qu'en gravant une partition dans Musescore, en l'imprimant et en la diffusant même à un cercle restreint (une classe d'élèves), on n'est pas dans la légalité pour autant. En faisant cela, on reproduit et parfois on arrange puis on diffuse une reproduction (ici graphique) de l'œuvre en question, et ce sans autorisation préalable. Ceci enfreint le droit patrimonial de l'auteur (article L122-3 du CPI), sauf si l'œuvre en question appartient au domaine public.

Ceci étant, dans la pratique, il n'y pas d'incidence et pas de préjudice à faire cela, c'est même monnaie courante.

En réponse à par skunt

"Ainsi, une partition "gravée" dans Musescore puis imprimée n'est pas une photocopie d'un extrait d'œuvre et ne rentre pas dans le champ d'application.
Ce qui n'empêche pas qu'en gravant une partition dans Musescore, en l'imprimant et en la diffusant même à un cercle restreint (une classe d'élèves), on n'est pas dans la légalité pour autant."

C'est le débat. Et je ne restreignais pas cela à MuseScore, pour les autres programmes forcément aussi.

"Ceci étant, dans la pratique, il n'y pas d'incidence et pas de préjudice à faire cela, c'est même monnaie courante."

Pas vraiment d'accord. Enfin, tout dépend du type de structure. Je peux te dire qu'au CRR de Nantes, la moindre photocopie est strictement interdite. Et ce n'est pas que des mots, crois-moi, on sent vraiment chez les profs (et l'équipe dirigeante) la crainte de voir débouler un "gentil" inspecteur.
En revanche, dans une structure de moindre taille ou de type assoc., on peut être moins regardant.

En réponse à par Miré°

Cet ancien fil comporte lui-aussi des affirmations litigieuses. Ceci étant, c'est une bonne occasion de creuser le sujet une bonne fois pour toute, en se rapprochant de juristes et des structures citées. Je reviendrai vers vous une fois mes investigations menées.

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